garden

Photo : Alyssa Wilcox

Vous connaissez sans doute le slogan de Philipps, c’est déjà demain… Ce matin en faisant un jogging, je me suis rendu compte que chacune de nos actions, chacune de nos pensées, chacun de nos mots est une graine que nous plantons (la comparaison n’est pas de moi, on la rencontre souvent dans des écrits sur le bouddhisme). Chaque moment, ce moment, contient tous les germes du futur, de demain. Ainsi le moment présent ne fait-il plus qu’un avec tous les moments qui le suivront et tous ceux qui l’ont précédé. Votre simple présence, ici sur terre (ou ailleurs si vous me lisez depuis une lointaine galaxie), est la vertigineuse conséquence de tous les moments depuis le début du début et chacune de vos actions aura des conséquences jusqu’ à la fin des fins… Pouvez-vous essayer d’imaginer que si un seul moment dans la vie de vos parents avait été différent (ce qui en soit est impossible) “vous” ne seriez pas là aujourd’hui en train de lire ce blog ?

Chacune de nos actions, chacune de nos intentions et chacun de nos mots sont autant de graines que nous plantons et qui demain écloront. Quelles graines choisissez-vous de planter à chaque instant ? Celles qui donneront un magnifique jardin ou bien celles qui donneront naissance à un terrain vague ?

coureurPhoto : Aarmono

La douleur est physique, la souffrance est mentale. La souffrance est entièrement due à notre tendance à nous accrocher et à résister.
Nisargadatta

C’est en faisant mon footing le week-end dernier que j’ai pu mieux apprécier les enseignements du bouddhisme sur la souffrance et le rôle du « moi » dans ce phénomène. À bout de souffle et victime d’une désagréable douleur au niveau du mollet gauche, ma souffrance me semblait bien concrète. Au lieu de m’arrêter pour reprendre mon souffle et faire quelques étirements, j’ai décidé de continuer pour observer ce qu’il se passait réellement. Une chose ne faisait aucun doute : la douleur était présente dans mon mollet gauche. Pendant plusieurs minutes je me suis pleinement concentré sur cette douleur, cette sensation difficilement descriptible au niveau de mon mollet gauche, un signe envoyé par mon corps qui me dit de faire attention. La douleur était, tout simplement, et j’étais la douleur. Elle n’était ni agréable ni désagréable, ni désirable ni indésirable. J’ai continué quelques minutes de plus dans cet état là, entièrement conscient de la douleur présente, sans aucune envie de la soulager (j’aurais facilement pu m’arrêter 5 minutes pour faire quelques étirements)…

Pour moi c’est une expérience nouvelle. Je me suis rendu compte que douleur et souffrance sont deux choses bien différentes. L’une est physique, l’autre est mentale. L’une est, l’autre est une résistance à ce qui est.

Ceci étant dit, je me rends bien compte qu’une douleur au mollet est autrement moins gênante que les douleurs éprouvées par des malades en phase terminale ou des accidentés de la route. Mais ne serait-ce pas un soulagement de toute douleur si l’on pouvait ne pas s’y attacher, ne pas la juger et ne pas y résister mais simplement la laisser être ?

À méditer…

Jonathan

bouddhiste

Photo : h.koppdelaney

Je ne suis sans doute pas le premier, ni le dernier. Après des années d’une fascination à la fois magique, craintive et lourde d’un scepticisme certain, je me suis enfin décidé à franchir le pas. À m’engager dans les pas du Bouddha.

Ces derniers temps j’ai beaucoup lu et réfléchi sur la nature de ce que nous appelons moi ou je. J’ai rencontré des idées issues de la psychanalyse (Freud et surtout Jung), de la philosophie (idée de non-dualité) et des religions. Au fil de mes lectures, je me suis rendu compte que le bouddhisme, au-delà des superstitions, croyances et mythes qui par le passé me faisaient si peur, aspirait en premier lieu à démasquer ce moi qui nous fait tant de mal et à cause duquel notre monde court à sa perte…

Bien entendu, le bouddhisme n’est pas la seule voie permettant d’accéder à la vérité, de voir les choses telles qu’elles sont. C’est cependant la voie que j’ai choisi en raison de la fascination qu’elle exerce sur moi. Pour les initiés, j’ai choisi de suivre les enseignements de Shambhala (http://www.shambhala.fr/). J’ai fait ce choix pour deux raisons. La première est très pratique : il existe un centre Shambhala tout près de chez moi. La deuxième tient de la coïncidence : alors que je traversais une période de toute sur la nature du moi, je suis tombé sur un livre rédigé par Sakyong Mypham, le leader du mouvement Shambhala, dans lequel il confirme certaines de mes observations, efface certains doutes et réussit à éclairer ma lanterne sur certains points…

Je m’engage donc dans ce voyage, comme une page blanche, en veillant bien de me garder de tout préjugé et de toute attente. Je ferai également tout mon possible pour honorer le conseil suivant donné par le Bouddha lui-même :

Doutez de tout et surtout de ce que je vais vous dire.

La Vie Zen va donc se transformer en journal de bord d’un étudiant partant à la découverte des enseignements du Bouddha. Ce blog va accueillir le récit de mes aventures, de mes découvertes, de mes questions et de mes doutes. Je continuerai bien entendu à traduire de temps en temps les excellents articles de Léo Babauta.

Je vous invite bien entendu à réagir et à partager sur ces pages.

À bientôt,

Jonathan

Satisfaction

Ne gâchez pas ce que vous avez en désirant ce que vous n’avez pas ; et rappelez-vous bien que ce que vous avez aujourd’hui a un jour fait partie des choses que vous espériez.

Épicure

Photo : Fatmandy

peche

La plupart d’entre nous sommes très occupés au quotidien.

Certains aiment vivre ainsi, être occupé est un symbole de statut social, cela montre que vous êtes important et productif, un véritable fonceur, un gagneur. Après tout, si vous assistez à une réunion importante tout en envoyant des e-mails grâce à votre Blackberry, en téléphonant sans cesse, c’est que vous devez être quelqu’un d’important, n’est-ce pas ?

À mon avis, nous devrions refuser de jouer au petit jeu de celui qui est le plus occupé. Nous devrions nous retirer de la compétition et dire : “La tranquilité d’esprit est plus importante pour moi, et je veux avoir la possibilité de me décontracter, de profiter de la vie au lieu de la laisser filer entre mes doigts sous prétexte que je dois être productif et montrer à tout le monde comme je suis important”.

Vous pouvez également être plus direct, en disant par exemple tout simplement “Non merci !”.

Pourquoi être occupé est un piège ?
Le problème c’est qu’on n’en finit jamais d’être occupé. Vous ne vous en sortirez jamais (à moins de faire un véritable effort) car les listes de tâches à accomplir, les e-mails, les messages et les appels, les réunions, les réunions et encore d’autres réunions ne connaissent pas de fin. Nous sommes de véritables hamsters dans une trépigneuse, courant sans but aucun, si ce n’est celui de satisfaire notre patron, de gagner de l’argent pour quelqu’un d’autre ou peut-être pour nous même… Mais pourquoi ?

Cette course est sans fin. Elle est sans fin car il n’existe pas de destination.

Mais vous savez quoi ? Le voyages est notre destination. Nous sommes déjà arrivés, ce que nous faisons est notre vie, c’est tout ce qui importe. Est-ce qu’être si occupé est le but de notre vie ? Ou y-a-t-il quelque chose d’autre ? Existe-t-il une meilleure façon de vivre ?

À mon avis, nous devrions abandonner nos occupations pour retrouver des choses de valeur. Laisser tomber l’urgent pour retrouver l’important. Et même si nous faisons des choses importantes, gardons-nous bien de remplir chaque minute de notre temps de ces choses importantes. Nous devons apprendre à nous reposer, à être heureux et à profiter de la vie. Sinon, la vie ne vaut pas la peine d’être vécue.

Nous devons redécouvrir la sensation de ne rien faire, de ne pas bouger, de goûter au silence. Nous devons espacer les choses au lieu de remplir nos emploi du temps. Arrêtons d’être occupés et soyons heureux sans plus attendre.

Comment être moins occupé ?
Tout commence par une décision : je veux être moins occupé. Je ne veux plus continuer ainsi.

La suite dépend du contrôle que vous exercez sur votre journée.

Si vous avez au moins un certain contrôle sur votre journée : Faites deux listes : votre journée idéale et toutes ces choses qui remplissent votre journée (tous vos engagements). Commencez par éliminer les engagements qui ne sont pas essentiels, qui ne font pas partie de votre journée idéale – contactez les gens pour leur dire que vous ne pourrez pas respecter vos engagements, que vous n’avez pas le temps. Ils seront déçu mais ils survivront.

Commencez ensuite à suivre votre emploi du temps idéal. Assurez-vous de laisser assez de temps entre vos différentes activités afin de ne pas être trop pressé. Prévoyez de longues périodes vides afin que vous puissiez vous concentrer sur des activités de création ou pour faire ce qui vous rend heureux. Prévoyez également une grande période de temps pour des activités non liées à votre travail, que ce soit pour passer du temps en famille, faire du sport, pratiquer un hobby ou simplememnt vous reposer.

Regardez votre liste de tâches à accomplir et voyez ce que vous pouvez éliminer, déléguer ou repousser à plus tard. Tous les jours, ne choisissez que deux ou trois choses sur lesquels vous concentrer. Réservez une période de temps pour répondre à vos e-mails et coups de téléphone ainsi que pour de menus tâches afin de ne pas être sans cesse interrompu au cours de votre journée.

Déconnectez vous de l’Internet pendant de longues période de temps. Lorsque vous vous déplacez, éteignez votre portable ou laissez-le chez vous. Comme ça, vous serez déconnecté du monde virtuel et de ces innombrables interruptions et connecté au monde et aux gens réels. Éliminez toutes les distractions et interruptions afin de ne pas sans arrêt avoir à vous concentrer sur des choses différentes.

Évitez les réunions. Sérieusement. C’est une perte de temps.

Concentrez-vous sur une seule tâche au lieu de faire du multitasking. Concentrez-vous sur des choses importantes plutôt que sur des tas de petites choses sans importance. Si vous vous surprenez à ouvrir de nouvelles pages Web, mettez-les dans vos favoris pour les lire plus tard.

Et surtout profitez de la tranquilité. Reposez-vous, faites la sieste, respirez !

Si vous n’avez que peu de contrôle sur votre journée: Essayez de voir si vous pouvez appliquer certaines des idées ci-dessus. Il se peut que vous soyez surpris. Décrire sa journée idéale, éliminer certains engagements, simplifier votre liste de tâches à accomplir, éviter le multitasking pour se concentrer sur une seule chose, éliminer les distractions et interruptions… Ce sont des choses que nous pouvons pratiquement tous réaliser.

Parlez-en à votre patron. Dites-lui que vous aimeriez être plus “productif” et que les interruptions et réunions vous empêchent d’accomplir des choses plus importantes. Dites à votre patron ce que vous souhaitez réaliser et ce que vous souhaiteriez changer dans votre emploi du temps. Essayez de trouver un compromis.

Peut-être devriez-vous changer de travail si vous n’avez vraiment aucun contrôle sur votre journée. C’est un changement à plus long terme mais c’est possible, et peut-être même souhaitable. Vous devriez y réfléchir en tout cas.

Finalement, quels que soient les changements que vous allez faire, vous pouvez être moins occupé en changeant de mentalité, en vivant dans l’instant présent au lieu de sans cesse penser à autre chose. Ralentissez, respirez, profitez de chaque instant. Apprenez à vous concentrer sur ce que vous faites et trouvez calme et tranquilité dans chacune de vos activités.

Puis, levez les bras au ciel face à ce monde toujours si occupé et riez en silence de votre victoire.

Photo : lepiaf.geo

Cet article est une traduction d’un texte de Leo Babauta publié sur http://mnmlist.com.

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Bonjour,

Cela fait bien longtemps, presque six mois, que se prolonge mon syndrome de la page blanche… Je me suis donc décidé à revenir afin de poursuivre avec vous ma réflexion sur une vie plus simple et plus heureuse.

Mon cadeau de retour à mes fidèles lecteurs, une simple citation à méditer :

Bien trop de gens dépensent de l’argent qu’ils n’ont pas gagné pour acheter des choses dont ils n’ont pas besoin, pour impressionner des gens qu’ils n’aiment pas.

Photo par jimbrickett

Photo par jimbrickett

Il était une fois un homme d’affaire important qui vivait dans une grande ville. Un beau jour, il décida de prendre des vacances bien méritées au bord de la mer. Alors qu’il marchait le long de la plage, il rencontra un pêcheur local assis au soleil, regardant le filet qu’il venait de jeter à l’eau tout en dégustant une bière bien fraîche.

L’homme d’affaire ne put s’empêcher de réfléchir à cette situation pour le moins inhabituelle. Ce coin de pêche devait être une véritable mine d’or, et une entreprise de pêche sérieuse pourrait faire fortune dans les environs.

“Pourquoi es-tu si stupide ?” demanda-t-il au pêcheur. “Achète-toi quelques barques, embauche quelques gars, et dans quelques années tu auras gagné au moins un million de dollars avec ton affaire !”.

Le pêcheur lui demanda alors : “Et toi, qu’est-ce que tu ferais avec 1 million de dollars ?”.

L’homme d’affaire, étonné par cette question, le regarda droit dans les yeux : “Pourquoi tu me demandes ça ? J’aurais tellement d’argent et de temps libre que je pourrais rester assis au soleil toute la journée en buvant de la bière bien fraîche…”.

Vous aussi vous avez des histoires qui vous inspirent ? N’hésitez pas à nous les faire partager en cliquant ici.

Photo par Valentin.Ottone

Photo par Valentin.Ottone

Le saviez-vous ? Les Français passent en moyenne 3 heures 25 par jour devant la télé. En Europe, les 15-25 ans qui utilisent Internet y passent en moyenne 15 heures par semaine, soit plus de 2 heures par jour.

Ce n’est là qu’un exemple des “mauvaises habitudes” qui nous abrutissent. Vous vous rendez compte ? 3 heures et 25 minutes par jour ! Imaginez que ce temps soit passé à faire du sport, se cultiver, passer du temps avec ses amis ou sa famille ? Ne serait-ce pas là une superbe contribution à notre bien-être ?

Il y a trois mois de cela, moi et mon amie nous sommes débarassés de la télé qui trônait au milieu du salon. Nous réfléchissions à une manière de réorganiser l’appartement et nous nous sommes rendu compte de l’absurdité d’organiser toute notre vie autour d’une telle source d’abrutissement ! Hop, bon débarras… Depuis, la télé ne m’a pas manqué une seule seconde.

Début mars, après voir lu l’excellent livre de Leo Babauta, The Power of Less, je me suis décidé à supprimer une de mes mauvaises habitudes tous les mois. Pas de révolution du jour au lendemain, juste quatre semaine pour changer une petite habitude. Voici des exemples de petites habitudes : regarder ses e-mails 1 fois par jour, limiter sa consommation d’Internet à 1 heure par jour, aller au travail à pied ou en vélo au lieu de prendre la voiture, aller faire une petite promenade à l’heure de la pause déjeuner…

Après avoir supprimé la télé, j’ai décidé de ne regarder mes mails que trois fois par jour (ce qui pour un drogué du mail comme moi est un exploit considérable) et de limiter mes errances sur Internet à 1 heure.

Le résultat : je suis en mesure de mieux me concentrer pendant beaucoup plus longtemps, tout est plus clair dans ma tête et je gagne beaucoup de temps que je peux utiliser pour me détendre, pour lire, pour être avec mes amis ou ma famille…

Le secret pour supprimer une mauvaise habitude ?

Allez-y doucement ! Une habitude à la fois. Si vous n’avez pas une bonne hygiène de vie (cigarette, alcool, alimentation…), il vous sera très difficile de tout changer du jour au lendemain. Et même si vous arrivez à tenir pendant quelques jours, il y a de fortes chances de rechute au bout de quelques temps… Allez-y lentement mais sûrement ! Accordez-vous 4 semaines pour changer une habitude !

Allez-y pas à pas ! Utilisez la philosophie du Kaizen (voir ici pour une explication)…

Voici quelques idées de mauvaises habitudes :

  • Manger trop vite
  • Boire trop d’alcool (malgré ce qu’on veut bien nous faire croire, 2 verres de vin par jour c’est déjà beaucoup d’alcool)
  • Ne pas faire de sport
  • Être dépendant à la télévision (oui, oui, c’est bien une dépendance), à la voiture, à la cigarette, à l’Internet, aux e-mails, au téléphone portable, au shopping…
  • Trop travailler, se perdre dans son travail !
  • Être trop ambitieux

Pourquoi changer ces habitudes ?

Pour laisser la place à notre véritable nature de s’exprimer. Toutes ces habitudes sont des automatismes qui nous éloignent de l’attention et de la pleine conscience qui est notre nature et qui nous lie à la nature. C’est comme être pris dans les vagues à la surface de l’océan qui nous empêchent de ressentir le calme profond, l’harmonie qui règnent dans les profondeurs.

Vous verrez que dès que vous commencez à changer une mauvaise habitude, vous êtes entraîné dans une spirale positive qui vous procurera un énorme sentiment de bonheur ! Surtout n’oubliez pas : une chose à la fois, chaque chose en son temps ! Vouloir tout trop vite est aussi une mauvaise habitude… ;-)

Vous avez des idées à nous faire partager ? N’hésitez pas à poster un commentaire en cliquant ici.

Photo par Mrs. W.

Photo par Mrs. W.

Traduction d’un article de Leo Babauta de Zen Habits.

Lorsque mes grands-parents étaient jeunes, aucun des appareils ménagers que nous possédons aujourd’hui n’étaient répandus : ni les réfrigérateurs, ni les cuisinières électriques, ni les lave-vaisselle, sans parler des machines à laver le linge, des sèche-linge, des grille-pain, des télévisions, des ordinateurs, de la climatisation ou du four à micro-ondes !

Rien de tout ça. À l’époque, les gens avaient bien entendu des voitures, mais ils marchaient bien plus souvent qu’aujourd’hui. Ils avaient des téléphones, mais pas de portables, de Blackberries ou d’iPhones, et ils ne les utilisaient pas en permanence. Il y avait des magasins, mais personne ne commandait des articles en ligne et surtout ils ne consommaient pas en permanence. En fait, au cours des années de la Grande Dépression, les gens consommaient très peu et n’utilisaient que très très peu de technologies.

Et malgré les progrès considérables réalisés dans les années 70 et 80, qui nous ont incontestablement apporté confort et commodité, il est rare que nous nous demandions si la technologie et la société de consommation ont véritablement changé nos vies pour le meilleur…

Ne vous y méprenez pas, je suis le premier partisan des miracles de l’Internet, mais n’avons-nous pas abandonné de trop nombreux aspects de notre vie qui étaient ancrés dans la vie réelle (par opposition à la vie virtuelle) ? Le fait de posséder de superbes voitures, véritables bolides qui peuvent nous conduire où nous le souhaitons en quelques minutes, est extraordinaire… mais n’avons-nous pas abandonné la joie et les avantages pour notre santé que représente la marche ?

Pouvoir communiquer de manière instantanée de n’importe où dans le monde avec nos appareils portables est indéniablement une avancée, mais n’avons-nous pas négligé les conversations en personne et le plaisir d’être dans la nature, coupé du monde qui nous entoure ?

De nos jours, la nourriture est devenue un objet pratique, ce qui a ses avantages également, mais n’avons-nous pas délaissé le plaisir de manger lentement au profit des fast-foods, les joies de la cuisine au profit du micro-ondes, les aliments authentiques au profit des aliments industriels ?

Il est incroyable que nous puissions, de nos jours, acheter ce que nous voulons (et bien souvent nous ne nous en privons pas), mais ne sommes-nous pas poussés par cette abondance pécuniaire à acheter de plus grandes maisons pour emmagasiner tout notre bazar ?

Je vous propose une vie plus frugale, une vie plus durable.

Bien entendu, certains d’entre-vous se demanderont si cela ne va pas encore plus endommager l’économie : acheter moins et consommer moins signifie que des personnes vont perdre leur emploi, non ? Pas forcément. Réduire notre train de vie signifie que nous devrons trouver des emplois qui ne sont pas basés sur la production de plus de biens mais sur la production de plus de qualité : informations, inventions nécessitant moins de ressources, contribution à la société de qualité. Mais comment allons-nous financer tout cela si personne n’achète ? Nous produirons moins de richesses étant donné que nous consommons moins… mais si nous consommons moins, nous aurons besoin de moins de richesses… Nous devons sortir du cercle vicieux de la consommation et de la production sans cesse grandissantes.

Nous n’avons jamais autant travaillé qu’aujourd’hui, malgré les avancées technologiques qui nous permettent de gagner du temps, ce qui signifie que nous devrions être en mesure de travailler moins. Notre style de vie n’a jamais coûté autant d’argent en raison des nouveaux niveaux de confort et d’abondance auxquels nous nous sommes habitués. Nous pouvons sortir de cet engrenage, en consommant moins et, par la suite, en travaillant moins.

Cela fait un petit moment déjà que je réfléchis à cette question mais j’ai eu une révélation en me rendant à pieds à une réunion avec un ami et un partenaire commercial. Là où je vis, la plupart des gens ne se déplacent pas à pieds ; ils utilisent sans arrêt la voiture, même pour faire quelques centaines de mètres. J’ai pris l’habitude de me déplacer à pieds, pas pour faire de l’exercice, ce qui fait de moi un original sur ce point ! Et je me suis rendu compte qu’il y a à peine 50 ans, j’aurais été tout à fait normal, tout le monde marchait à l”epoque.

Et je me demande comment nous avons fini par abandonner cette superbe activité : la marche.

Nous l’avons abandonnée car l’aspect pratique et la vitesse sont devenus plus importants pour nous que la santé, la frugalité et le plaisir de regarder le monde qui nous entour.

Je vous propose une vie plus frugale. Une vie plus tranquille, un peu plus spartiate, un peu moins chère, et un peu plus respectueuse des ressources de notre planète.

Je ne pense pas qu’il soit possible de révolutionner l’économie du jour au lendemain. Il n’est même pas possible de changer notre vie du jour au lendemain ! Mais nous pouvons faire des changements petit à petit, petit pas à petit pas.

Voici quelques idées, je suis persuadé que vous en proposerez d’autres :

  • Pourquoi ne pas nous déplacer plus souvent à pied au lieu de prendre la voiture ? Nous serions en meilleure santé et consommerions moins de carburant. Pour cela, il faudrait avoir un emploi du temps plus souple, mais je pense que c’est une bonne chose de toute façon.
  • Pouvons-nous commencer à construire des communautés plus vivables ? Où tout n’est pas si éloigné, pour que nous puissions marcher au lieu de prendre la voiture ? Où tout ce dont nous avons besoin est à 10 ou 20 minutes à pied, ou alors accessible en vélo ou par les transports en commun ? Peut-être vivez-vous déjà dans un tel lieu, mais ce n’est pas mon cas ni celui de nombre d’entre nous. Même votre travail ne devrait pas être trop loin. Encore une fois, c’est un changement sur le long terme, mais je suis persuadé qu’il serait bénéfique.
  • Pourquoi ne pas vivre dans des maisons plus petites, pour que nous ayons besoin de moins de chauffage, de terrain, d’entretien et de nettoyage ? C’est possible, si nous achetons moins d’objets, ce qui me mène au point suivant…
  • Ne pourrions-nous pas commencer à consommer moins ? Nous n’avons pas vraiment besoin de tous les objets que nous achetons.
  • Pourquoi ne pas fêter les anniversaires ou Noël, par exemple, sans dépenser de fortunes ? Nous pourrions fabriquer des objets ou faire la cuisine par exemple.
  • Pourquoi ne pas acheter “local” ? Je sais que beaucoup de gens le font déjà, mais ce serait bien que cette tendance se développe. Cela permet d’aider les paysans locaux et de réduire considérablement les ressources nécessaires à l’acheminement de la nourriture vers le consommateur.
  • Ne pourrions-nous pas limiter les emballages des aliments ? Même les articles non alimentaires (par exemple les jouets) sont emballés de manière ridicule. Sur ce point, j’aimerais qu’on revienne au bon vieux temps, lorsque vous vous serviez de farine dans un grand récipient et que vous la mettiez dans votre petite boîte… Les emballages que nous jetons (ou même recyclons) représentent un gaspillage énorme.
  • Arrêtons de produire tant d’aliments industriels ! Les aliments authentiques sont bien meilleurs pour la santé, utilisent moins de produits chimiques et de matières premières et sont meilleurs au goût dès lors que l’on se libère de la dépendance aux aliments industriels.
  • Pourquoi ne pas manger plus lentement et profiter plus des aliments, au lieu de nous goinfrer sans cesse ?
  • Ne pourrions-nous pas vaincre notre dépendance aux technologies portables et au fait d’être en permanence connectés ? Pour enfin profiter du plaisir que représente la compagnie d’autrui sans être interrompu sans arrêt, ou de la solitude, ou d’une promenade au calme sans connexion !
  • Ne pourrions-nous pas imaginer des villes qui ne soient pas centrées sur la voiture, pour que les véhicules puissent être garés à l’extérieur des villes et que les gens marchent ou prennent les transports en commun pour se rendre en ville ? Les rues redeviendraient le royaume des piétons, nos villes revivraient enfin avec des marchés dans les ruelles, des cafés, des parcs, des enfants courant dans tous les sens sans crainte de finir sous une voiture, des gens qui feraient du sport, du tai chi, du jogging ou qui se promeneraient pour profiter de l’air pur…

Encore une fois, ce ne sont que quelques idées… Il en existe des milliers d’autres !

Et je ne dis pas que nous devons abandonner la technologie. J’adore être connecté à des gens aux quatre coins du monde ! J’adore avoir un accès instantané à l’information, ce qui aurait été impossible il y a 15 ou 20 ans de cela ! J’adore pouvoir m’exprimer en ligne, du jamais vu dans l’histoire de l’humanité !

Mais je suis également d’avis que nous ne devons garder que les avantages qui vont de pair avec les avancées technologiques et nous débarasser des désavantages, de ces choses qui ont endommagé notre qualité de vie.

Un commentaire, une idée ? N’hésitez pas à vous exprimer en cliquant ici !

Un des lecteurs de La Vie Zen vient de m’apprendre que le blog avait été mentionné lors d’une émission de la télévision suisse francophone (Dolce Vita).

Vous pouvez voir l’émission en cliquant ici (le site est mentionné 23 minutes et 12 secondes après le début de l’émission).

Bienvenue donc à tous les visiteurs suisses !

Jonathan